5 erreurs courantes avec le Syndrome de l’Intestin Irritable

Last modified date

Comments: 0

erreurs syndrome intestin irritable

Je vous partage dans cet article les « erreurs » que j’ai pu faire depuis le début de mon Syndrome de l’Intestin Irritable et les leçons que j’en ai tirées. Je mets le mot erreur entre guillemet car elles n’ont pas été voulues et sont plutôt des conséquences du syndrome.

Ne vous en voulez pas si vous rencontrez ces problématiques car c’est tout à fait normal 🙂

1) Ne pas manger suffisamment

Une des erreurs les plus courantes lorsqu’on souffre du Syndrome de l’Intestin Irritable est de ne pas manger assez. Et c’est tout à fait compréhensible, lorsqu’on a le ventre gonflé en permanence, des douleurs chroniques ou des nausées … Petit à petit, une anxiété face à la nourriture peut s’installer ce qui rend l’alimentation plus difficile.

Pourtant, manger assez est très important pour que notre digestion fonctionne bien. En effet, lorsqu’on est en sous-poids, certaines fonctions de notre corps se mettent à fonctionner au ralenti, la digestion y compris. Une digestion fructueuse ralentie, je vous laisse imaginer ce que ça donne…

J’ai fait cette « erreur » pendant plusieurs années, j’ai perdu beaucoup de poids et je me suis effectivement rendue compte que mes symptômes empiraient. Le retour à un poids normal m’a énormément aidé. Par contre, cela m’a demandé quelques efforts. J’ai du accepter de sortir de ma zone de confort et de manger un peu plus fréquemment pour aller mieux.

2) Ecarter les Fodmap de son alimentation trop longtemps

fodmap syndrome intestin irritable

Lorsque je me suis rendue compte que le régime pauvre en Fodmap améliorait mes symptômes de façon notable, je n’ai plus eu envie de le lâcher !

Pourtant, il est conseillé de le suivre pendant 4 à 6 semaines maximum. En effet, de nombreux aliments riches en Fodmap sont des prébiotiques. Les prébiotiques sont utiles pour nourrir les bonnes bactéries résidant dans notre côlon. Ne plus manger de Fodmap diminue la quantité de bifidobactéries, utiles à l’équilibre de notre flore.

Le régime pauvre en Fodmap comporte plusieurs étapes et l’une d’entre elles consiste à réintroduire chaque groupe de Fodmap pour tester notre tolérance à ceux-ci. Je vous invite à consulter cet article pour savoir comment procéder et à vous faire accompagner par une diététicienne spécialisée pour réaliser ce régime.

3) Ne pas identifier la cause des troubles

Dans la mesure du possible, il est toujours important d’identifier la cause des troubles pour pouvoir se soigner efficacement.

Différentes causes peuvent être à l’origine des troubles digestifs chroniques (hypothyroïdie, maladie auto-immune, stress chronique, diabète, intolérances, candidose etc). Certaines d’entre elles seront plus évidentes à déceler que d’autres mais il ne faut pas hésiter à aller plus loin que le simple diagnostique du « Syndrome de l’Intestin Irritable ».

Si les examens médicaux (poussés) ne révèlent aucun problème en particulier, les troubles peuvent être déclenchés par un stress chronique ou un traumatisme qui doivent être pris en charge au même titre que d’autres causes. Le ventre étant notre second cerveau, nos émotions peuvent réellement l’impacter et il est important que cet aspect soit pris en compte.

4) Se concentrer exclusivement sur la guérison

Cela peut paraître assez contradictoire avec le conseil précédent. Pourtant, les deux approches peuvent coexister.

Une fois que le diagnostique a été posé, nous pouvons mettre en place des actions pour améliorer notre état et espérer guérir de ces troubles chroniques. En revanche, cela ne veut pas dire que toute notre vie doit tourner autour de cette quête de guérison.

J’ai fait cette « erreur » au début de mon Syndrome car je ne l’acceptais pas du tout et je voulais m’en sortir le plus rapidement possible. J’ai cherché tous les moyens de guérir via l’alimentation ou des compléments alimentaires. Guérir était ma première priorité, quitte à délaisser certains autres aspects de ma vie.

Mais en parallèle, je continuais à ne pas manger assez, à faire trop de sport (par rapport à mon état), à être trop stressée et à avoir un sommeil de mauvaise qualité. Forcément, mes nombreuses tentatives ont été infructueuses.

Cette quête de la guérison m’infligeait une pression et parfois même une culpabilité si je ne respectais pas à la lettre mes régimes par exemple.

Aujourd’hui, je suis convaincue que le lâcher-prise (et donc l’absence de stress) est primordial dans la guérison ou du moins l’amélioration des symptômes.

Garder une certaine souplesse d’esprit est selon moi indispensable lorsqu’on souffre de ce trouble déjà bien assez compliqué et parfois imprévisible.

5) Abandonner le sport

sport syndrome intestin irritable

Il existe plusieurs raisons qui peuvent nous faire abandonner le sport lorsqu’on souffre du Syndrome de l’Intestin Irritable : peur de ne pas se sentir bien pendant la séance ; lourdeurs, douleurs digestives ou nausées qui vont être « réveillées » pendant les séances, poids trop faible ou fatigue chronique…

Il n’est pas forcément facile de pratiquer un sport et surtout un sport à haute intensité avec le Syndrome de l’Intestin Irritable.

Pourtant, la pratique d’un sport est extrêmement bénéfique pour notre santé et notre digestion car elle stimule la vidange gastrique et les intestins. Faire une marche lente après un repas peut par exemple vous aider à mieux digérer.

Deux facteurs sont à prendre en compte selon moi pour faire du sport sereinement avec le SII :

  1. Le moment : faire du sport juste après manger n’est recommandable pour personne et encore plus lorsqu’on souffre de troubles digestifs chroniques. Préférez une pratique 2 ou 3 heures après votre dernier repas pour éviter de vous sentir mal.
  2. L’intensité du sport : faire un sport doux peut être plus facile et très bénéfique : marche rapide, yoga, musculation à la maison, danse…

Certains sports peuvent même améliorer notre état pendant les crises. Je pense par exemple au yoga ou aux étirements car certaines positions (torsions) vont effectuer un massage abdominal ou encore la marche qui est très bénéfique pour la digestion comme dit précédemment. Ce serait donc dommage de s’en priver 😉

J’espère que cet article vous sera utile pour la suite de votre parcours 🙂

N’hésitez pas à me partager vos expériences en commentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Post comment